la pêche

Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 01:05
Sud Ouest du vendredi 26 novembre 2009

PÊCHE. Le compromis trouvé mercredi soir au conseil portuaire ne satisfait guère les pêcheurs. Ils attendent surtout de réelles décisions pour l'avenir économique du port

L'arbre du Conseil ne cache pas une forêt de doutes

Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)
Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)

A chaud mercredi soir, tous les acteurs étaient heureux de constater que le conseil portuaire s'était déroulé sous un climat serein (lire notre édition d'hier), et que finalement, pour l'heure, c'était là l'essentiel. Pourtant, après une nuit (calme) de sommeil, les problèmes de fond du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure demeurent pour les pêcheurs. Réactions.

1 Les tarifs de glace ne couvrent pas les coûts

La hausse de 8 % du tarif de vente de glace constitue une avancée, mais elle est loin d'être une solution pour la coopérative Logicoop. Jusqu'à aujourd'hui, elle vend la glace à 54 ? la tonne aux bateaux du port (adhérent ou pas à la coopérative), à 67,50 ? pour les autres. La hausse de 8 % fixe désormais la tonne de glace à 58,32 ? pour les pêcheurs locaux. Or, le coût de production s'élève pour la coopérative à 64 ?. « Ces 8 %, c'est mieux, mais ça ne suffit pour amortir nos coûts, » explique-t-on à Logicoop.

La coopérative aimerait rétablir le tarif initial (avant août 2008), soit 67,50 ? la tonne pour tous les non-adhérents à la coopérative. Elle attend de connaître le résultat de l'audit commandé (et financé) par le Conseil général auprès d'un cabinet indépendant, même si elle ne comprend toujours pas pourquoi la CCI joue les intermédiaires sur le marché de la glace. Logicoop préférerait pouvoir négocier directement avec ses clients.

2 Entrée de l'OP Capsud « c'est peu de chose »

David Milly, le directeur de l'or- ganisation des producteurs Capsud, ne tire aucune gloire de sa nomination au conseil portuaire. Pour lui, il s'agit d'un juste retour des choses en vue d'agir pour l'avenir du port. « C'est positif, note- t-il. Mais c'est peu de choses au regard du défi que le port de pêche va devoir relever. J'espère pou- voir contribuer un peu plus à l'avenir du port. Sur ce qui reste à faire, il faut mettre, ensem- ble, toutes les chances de notre côté, sinon on n'y arrivera pas. C'est le début d'une nouvelle marche en avant, pensons à l'avenir. »

3 La vente à la table soulève des questions

Le collectif de pêcheurs luziens et cibouriens a appris dans la presse hier que le Conseil général souhaitait le rencontrer pour lui signifier l'interdiction de vendre directement les produits de sa pêche sur le port luzien. « Cela nous a surpris, constate Ramuntxo Iturrioz, un des membres du collectif. Nous nous sommes mis d'accord avant le conseil portuaire pour évoquer le sujet bien plus tard, quand la situation au port serait apaisée. Nous avons des propositions à faire sur ce thème au Conseil général, mais il n'est pas question pour nous (huit à dix bateaux) de partir vendre à la table à Ciboure. Nous souhaitons calmer le jeu, mais il ne faut pas que le Conseil général lance maintenant un pavé dans la mare. »

Le collectif en profite pour rappeler que s'il ne paie pas de taxes à la criée, il règle ses taxes d'équipement des ports de pêche aux douanes et à France Agrimer.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 16:43
Sud-Ouest du 26 novembre 2009

PÊCHE. Le conseil portuaire du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure s'est tenu sans incident, hier soir à Bayonne. Un audit sur le prix de la glace est lancé

Les pêcheurs font un premier pas pour sortir de l'impasse

Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)
Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)

Une heure et demie, et pas un cri ! De mémoire de pêcheurs, il faut remonter à longtemps pour retrouver un conseil portuaire aussi calme. Les réunions préparatoires ont semble-t-il été salutaires, la délocalisation au Conseil général de Bayonne a permis aussi de dépassionner les débats, même si sur le fond, les avancées ne sont pas notoires. « On a retrouvé de la sérénité dans les débats, constate Philippe Juzan, président du conseil portuaire. Tout le monde a pu s'exprimer librement, l'ambiance électrique qui existait jusque-là a retrouvé sa normalité. »

À l'ordre du jour, le conseil devait notamment fixer le prix de la glace que vend Logicoop aux pêcheurs. Un tarif à l'origine ou du moins qui attise le conflit entre cette coopérative et la CCI gestionnaire du port depuis plusieurs années. « On sait que ce prix constitue un différend entre Logicoop et le conseil portuaire, mais nous avons opté pour une formule qui obtient un large consensus », note Maurice Touraton pour la CCI.

L'entrée de l'OP Capsud

Finalement, ce tarif va augmenter de 8 %, en attendant un audit que Conseil général et CCI ont décidé de confier à un cabinet tiers pour définir le juste prix de la tonne de glace. « Nous attendons le résultat dans deux mois, et nous le mettrons en place dès que possible », souligne Philippe Juzan, président du Conseil portuaire.

Pour Logicoop, Richard Ubera, son président, n'a pas voulu polémiquer sur un tarif qu'il estime trop faible pour couvrir tous les coûts de production. « Mais ce n'est pas le problème, confie-t-il. La question est : qui va acheter de la glace dans les années à venir ? Bientôt il n'y aura plus de bateaux sur le port, et le sujet de la situation économique n'a même pas été évoqué. Si, le Conseil portuaire a validé la délocalisation de l'activité à Pasajés, les pêcheurs pourront vendre là-bas, moyennant une taxe qui reviendra à la criée. Cela n'apporte rien à l'activité du port de Saint-Jean-de-Luz. Je suis dépité, les conseils portuaires se suivent et se ressemblent, on n'écoute pas les pêcheurs luziens. »

Un débat sur l'avenir ?

Autre avancée, l'entrée dans le conseil portuaire de David Milly, directeur de l'Organisation des producteurs Capsud, à la faveur de la démission du directeur du chantier naval de Socoa. Jusque-là, la structure qui regroupe les pêcheurs n'était pas représentée. La lacune est désormais comblée.

« On voulait passer ce cap, régler tous ces problèmes matériels avant de parler du reste », ajoute Maurice Touraton. Le reste, c'est bien sûr l'avenir économique du port de pêche de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure. Conseil général et CCI sont prêts à initier le débat, avec les communes concernées. Dans un climat apaisé. En apparence, du moins.

Auteur : Pierre Sabathié
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 12:17
Sud Ouest du 25 novembre 2009

HERRI BERRI. Les élus abertzale luziens réagissent à leur tour à la situation actuelle du port

« La promotion des circuits courts »

Le groupe Herri Berri n'a pas voulu rester silencieux dans ce dossier, même s'il précise préférer agir directement auprès des professionnels de la pêche, plutôt que par média interposé. Dans un communiqué, il indique « qu'il est toujours délicat pour les acteurs politiques d'interférer dans ces débats en évitant d'en donner un avis technicien qui n'est ni de leur ressort ni de leur compétence, et en évitant surtout d'en tirer des conclusions ne versant pas dans la pure et simple démagogie. »

Les élus abertzale luziens expliquent qu'à l'occasion du Conseil municipal du 3 juillet 2009, ils ont interpellé la municipalité pour lui demander « son sentiment sur la crise actuelle et sur les positions tenues par son représentant. Au-delà de cette responsabilité d'élu, le groupe se refuse à interférer de manière partisane dans ce débat sans l'assentiment des pêcheurs eux-mêmes, pour éviter toute tentative de récupération. »

Et le groupe d'ajouter : « En qualité de groupe municipal portant les valeurs du développement soutenable et d'un maintien d'une activité portuaire fondée sur les pêcheurs eux-mêmes, Herri Berri porte un certain nombre de principes minima : une plus juste représentation des pêcheurs dans les différentes instances de gestion du port, la fin d'une incontestable entreprise d'étranglement de la coopérative Logicoop par la CCI de Bayonne, le soutien public au développement d'une pêche artisanale sur le port, la promotion, en lien avec ce qui précède, de logiques de circuits courts de production et de consommation des produits de la mer sur le territoire du Pays Basque nord en général, et du bassin de vie luzien en particulier, en partenariat avec tous les acteurs de la filière. La Ville et la communauté de communes y ont un rôle direct à jouer. »

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 12:15

PÊCHE 3/3. Philippe Juzan, conseiller général délégué au port, ressent une prise de conscience des pêcheurs qui semblent aujourd'hui prêts à des concessions pour s'en sortir

« Une prise de conscience que c'est la mort du port »

Philippe Juzan : « Je suis surpris de cet état de haine ». (photo p. s.)
Philippe Juzan : « Je suis surpris de cet état de haine ». (photo p. s.)

Le Conseil général et la CCI ont tenu une réunion mardi à Bayonne avec les principaux acteurs du port de pêche de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, en vue de désamorcer le conflit et préparer le conseil de ce soir. Hier, Philippe Juzan, le conseiller général en charge du port, a accepté de répondre à nos questions, balayant d'entrée toute polémique par rapport aux déclarations de la gauche parues dans notre édition de lundi.

« Sud Ouest ».

Le Conseil général est propriétaire du port. Quelles relations entretenez-vous avec la CCI, concessionnaire ?

Philippe Juzan.

Dès que la CCI nous consulte, on est à sa disposition. On a rencontré hier (mardi) ensemble, un certain nombre de pêcheurs, en particulier les représentants de Logicoop, pour voir ce que l'on peut faire ensemble. On a discuté près de trois heures pour aplanir différentes situations. On y arrive sur certains points, sur d'autres, c'est plus compliqué.

Avez-vous constaté une avancée ?

Il y a une prise de conscience que le conflit actuel ne peut pas continuer. Avec des tensions, on l'a vu, qui peuvent aboutir à des agressions physiques. Si l'on continue, c'est la mort du port. Ce sont des querelles de personnes auxquelles s'ajoutent avec la crise, des baisses de rentrée de poissons, des bateaux qui partent à la casse ou que l'on revend en Bretagne. Les recettes baissent pour tout le monde, les coopératives, l'association de gestion de la criée, c'est un problème de survie économique.

Quelles solutions préconisez-vous pour sortir de cette impasse ?

Notre idée, partagée par la CCI, c'est d'abord d'oublier le passé, les rancoeurs personnelles, afin que l'on puisse arriver à avoir un projet sur ce port.

Une proposition que vous aviez déjà faite lors de la table ronde du mois de juin, et qui s'est soldée par un échec...

On nous reproche la représentativité du conseil portuaire, je peux dire que l'OP Capsud va y être intégré dès demain (ce soir), et probablement aussi au niveau de l'association de gestion de la criée. Logicoop veut aussi être représentée, mais cela sera difficile avant les prochaines élections de ce conseil.

Vous êtes Luzien de souche, et en charge du port depuis un an et demi.

Comment vivez-vous cette situation ?

Je sais que la pêche est un milieu difficile, c'est connu. Il y a toujours eu des problèmes entre les pêcheurs et les mareyeurs. Mais là, ce sont purement des conflits entre usagers du port. Je suis surpris de cet état de haine entre personnes travaillant sur le port et amenées à être solidaires, surpris par cette violence. Je pense que si le quai était rempli de poissons, les tensions seraient moins vives. La crise attise les crispations. Il faut que tout le monde mette de la bonne volonté. J'ai des relations régulières ici avec les différents acteurs, je discute avec les pêcheurs. On sait bien que c'est un problème de personnes. Que tout le monde entende raison.

Êtes-vous confiant pour la bonne tenue du conseil portuaire ce soir ?

J'ai l'impression que tout le monde comprend. J'ai une grande confiance, une grande sérénité face à la sagesse des gens. Je pense que l'on avance.

Auteur : recueilli par Pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 16:01
Le journal du Pays basque ce mardi 24 novembre

Un Conseil Portuaire dans un climat de tension

24/11/2009

S.V.

Faire abstraction du climat d'extrême tension qui règne sur les quais de Saint-Jean- de-Luz/Ciboure entre les pêcheurs professionnels, serait faire preuve d'une certaine mauvaise foi. Pour preuve, le nouvel accrochage entre le directeur du Port, Didier Munduteguy et un pêcheur, la semaine dernière sur les quais de Saint-Jean-de-Luz.

Et si pour l'heure le Conseil Portuaire de demain (17 heures à Bayonne) est maintenu, son report à une date ultérieure, a toutefois été envisagé par le Conseil Général... le temps, sans doute, de calmer les esprits.

Un contexte délicat et pour le moins complexe qui inquiète les élus de gauche de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, préoccupés par «le sort du port de pêche» et par l'attitude «passive» des deux municipalités.

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 15:57

Sud -Ouest du 24 novembre

PÊCHE 2/3. L'économie du port est fragilisée par la raréfaction des ressources et la baisse des quotas. Pour le thon rouge, (ex)-fleuron de la cité, ils vont encore diminuer pour 2010

Les quotas du thon rouge soumis au régime minceur

Les quotas de capture de thon rouge vont encore baisser l'an prochain (photo a.-m. b.)
Les quotas de capture de thon rouge vont encore baisser l'an prochain (photo a.-m. b.)

Saint-Jean-de-Luz, sa pêche au thon, à la sardine et à l'anchois. Une belle image aujourd'hui écornée par la raréfaction des ressources et les politiques européennes, voire internationales, qui en découlent. L'anchois est fermé depuis bientôt cinq ans, il faut attendre une hypothétique ouverture l'an prochain, qui, si elle est autorisée, ne le sera que sur de faibles quotas. L'espoir est mince.

Quant au thon, il vient de subir une nouvelle cure d'amaigrissement lors de l'ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique). Le président du comité local des pêches Serge Larzabal a assisté à la conférence, du 7 au 15 novembre à Recife (Brésil). « On subit une grosse pression des écologistes et des politiques », constate-t-il. Progressivement, les lobbys gagnent du terrain. « On sort d'un plan pluriannuel signé à Dubrovnik en 2006 et revu l'an dernier à Marrakech, explique Serge Larzabal. Il n'est pas prévu dans la discussion de réouverture sur le plan général de rétablissement, mais sous la pression, la problématique du TAC (totaux admissibles de capture) est revenue à l'ordre du jour. »

Moins 40 %

Pour l'année 2009, le TAC était de 22 000 tonnes de thon rouge pour l'Atlantique est et la Méditerranée. Pour 2010, l'avis scientifique proposait un TAC compris entre 8 500 et 15 000 tonnes. Après discussion, il a été validé à 13 500 tonnes, une proposition adoptée par l'Union européenne, le Japon, le Maroc, la Tunisie, et le président de l'ICCAT.

Quelles conséquences pour le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure ? Une baisse des quotas de pêche de l'ordre de 40 % comme ce qui est appliqué au plan européen. Déjà, ces derniers étaient faibles cette année, 137 tonnes pour l'organisation des producteurs Capsud. Ils seront sans doute ramenés autour de 80 tonnes pour 2010. Une misère pour les pêcheurs de thon du port, qui va tirer l'activité économique vers le bas et encourager de nouveaux plans de casse.

« Au niveau français, de gros efforts ont été fournis, sur 33 senneurs, 11 sont en sortie de flotte. Et là, avec cette nouvelle baisse des quotas, on nous remet en situation de surcapacité, et il faudra encore diminuer notre flotte », peste Serge Larzabal.

D'autant qu'actuellement, les mesures montrent qu'il y a, de nouveau, du thon, mais elles ne seront prises en compte par les scientifiques que plus tard. « Et si c'est le cas, que va-t-on faire ?, s'interroge le président du comité local des pêches. Vous croyez que les pêcheurs vont investir pour reconstruire des bateaux ? »

Sur les 13 500 tonnes, 2 000 environ seront réservées aux pêcheurs français. Sachant qu'en plus, la France paie encore des pénalités pour un dépassement des quotas sanctionné en 2007. Pour 2011, elles pourraient s'élever à 1 500 tonnes de thon rouge à rendre. « On va demander de faire inscrire à la conférence de 2010, l'examen de nouvelles conditions de surconsommation et de pénalités avec l'espoir d'argumenter pour 2011 sur la baisse des quotas, on souhaite faire sauter ces pénalités », annonce Serge Larzabal pour sauver la pêche au thon. L'an prochain, l'ICCAT se déroulera à Paris.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 15:31
Monsieur le Maire de Ciboure  fait une erreur d'interprétation. Nous, les élus de gauche, souhaitons la création des secteurs pêche et plaisance au sein du Conseil Portuaire et pas autre chose. A cette heure, Les élus ou personnes désignées concernant la plaisance , se prononcent malheureusement sur des délibérations concernant le port de pêche.

Bien que suppléant, nous souhaitons que ce soit Monsieur le Maire de Ciboure qui assiste aux réunions de ce conseil portuaire.

Nota : Un patron pêcheur a sollicité l'appui de Monsieur le Maire de Ciboure  il y a quelques mois et a obtenu une fin de non-recevoir ....
Nota bis : la chaloupe Brokoa n'est plus amarrée dans la port de St Jean de Luz. Monsieur le Maire peut toujours s'interroger : pêche ou plaisance ? ni l'un, ni l'autre Monsieur le Maire : il s'agit d'une embarcation du Patrimoine . En tant que membre de l'association qui la gère, Mr le Maire devrait savoir que sa motorisation la rend totalement manoeuvrable.
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 15:29

GUY POULOU. Le maire de Ciboure réagit aux propos de la gauche

« Locaux à disposition »

Guy Poulou. (photo « so »)
Guy Poulou. (photo "so"»)

Guy Poulou n'a pas apprécié les propos tenus par les élus de gauche dans notre édition d'hier. Particulièrement, ceux qui l'accusent de ne pas s'occuper du monde de la pêche. Il réagit : « Je ne suis pas d'accord quand on dit que l'on ne fait rien. Tous les professionnels de la pêche sont logés gracieusement dans les locaux des Récollets par la Ville de Ciboure. Nous n'avons qu'un seul voeu, c'est que la situation s'apaise. »

Il apporte aussi des précisions sur la séparation de la pêche et de la plaisance : « Le port de pêche est pour la pêche, le port de plaisance pour la plaisance, il n'est pas question de mettre ce principe en cause. C'est actuellement ce qui se passe, un principe régi par des règles strictes. Personne ne laisserait faire le contraire. En revanche, je m'interroge sur le bateau ''Brokoa'', il est actuellement sur le port de pêche, mais est-ce un bateau de pêche ou de plaisance ? En tout cas, on ne peut pas le manoeuvrer. »

Le maire de Ciboure rappelle que la chapelle des Récollets est un lieu dédié à la culture et à la mer avec des projets en gestation. Il signale aussi que la Ville de Ciboure a acheté Zubiburu au prix demandé à l'époque par la coopérative Hegokoa, « soit plus cher qu'à l'entreprise Saupiquet », martèle-t-il.

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 10:36
Sud-Ouest du Lundi 23 novembre 2009

PÊCHE 1/3. Les élus de gauche de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure dressent un constat sans concession sur la situation actuelle du port. Ils regrettent la passivité des deux municipalités

La gauche s'inquiète de l'avenir du port de pêche

Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure préoccupe les élus de gauche. (photo p. s.)
Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure préoccupe les élus de gauche. (photo p. s.)

«Nous sommes préoccupés par le sort du port de pêche, de par nos pères marins-pêcheurs, à titre de citoyens impliqués dans la vie municipale, parce que la renommée de nos villes, riches en histoire maritime, passe par le port de pêche ». Dominique Duguet est inquiète et le fait savoir, en compagnie de Gabriel Gouraud, Émile Amaro et Jean-François Sirvent. Lors d'une conférence de presse, les élus de gauche des deux villes tirent la sonnette d'alarme notamment sur le rôle des politiques pour l'avenir du port.

Ils sont allés à la rencontre des professionnels de pêche et ont étudié les informations détaillées sur le site internet de la CCI. Ils ont dressé le constat suivant : « Le contexte est difficile pour la pêche, l'activité portuaire s'amenuise, le Conseil général n'arrive pas à assumer ses responsabilités, pas plus que la CCI concessionnaire. Les pêcheurs sont tiraillés entre diverses structures, » égrène Dominique Duguet.

Exemples de dualité

Les élus de gauche ont recensé 240 marins-pêcheurs sur le quartier maritime de Bayonne (de Capbreton à Ciboure), et seulement 29 bateaux sur le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure. Émile Amaro souligne le problème des bateaux français à capitaux espagnols qui « débarquent le poisson à Pasajes, la criée d'ici récupère les taxes, mais sur le plan de la vie locale, il n'y a plus de bateaux au port ».

Ils ne comprennent pas pourquoi des délégations attribuées à la coopérative Logicoop (grues, chariots, etc.) ont été reprises par la CCI. « La CCI refuse que le prix de la glace, vendue par Logicoop, soit augmenté depuis deux ans, laissons aux pêcheurs le soin de gérer, » ajoute Émile Amaro.

Autant d'exemples connus, diversement commentés sur le port, et qui ont le mérite d'être clairement identifiés par les élus de gauche. « Ces dualités auront pour effet la mort du port, constatent-ils. D'autant que l'on oublie dans ce conflit la dimension humaine, les conditions de vie des pêcheurs et de leur famille. Les petits bateaux survivent grâce à la vente à la table qui est entravée, on a vu les poursuites devant les tribunaux et les amendes que les pêcheurs ont dû payer, c'est lamentable. »

La place des pêcheurs

Face à cela, ils s'interrogent sur le rôle du Conseil général, « qui ne fait pas son travail, mais aussi des municipalités de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure qui peuvent être des acteurs majeurs pour résoudre le conflit et laissent faire. Avec le comité local des pêches, ils doivent contribuer à redonner aux pêcheurs la place qu'ils n'auraient jamais dû perdre dans l'organisation du port, » pointe du doigt, Émile Amaro.

Et de reprendre la phrase de José Basurco prononcée en 1996, sous forme de message d'espoir : « Il est temps que les pêcheurs reviennent aux postes de commande de l'organisation du port qui ne peut être sauvé que par eux-mêmes et personne d'autre. »

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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