« Comment ou pourquoi les choses n’arrivent pas par hasard ».
Par les élus de gauche de Ciboure*
Si les membres d’un conseil municipal (majorité et opposition) doivent bien se retrouver soudés, c’est bien à travers l’avenir des enfants de la commune donc ses écoles ! Mais à Ciboure, on ne fonctionne pas ainsi !
Nous découvrons avec stupeur l’ampleur des dégâts constatés à l’école Marinela à Ciboure.
Nous découvrons avec étonnement un état des lieux qui se dégrade depuis le début des travaux du bassin de stockage des eaux pluviales. Nous découvrons avec gravité que les enfants étaient bel et
bien en danger.
Ce problème majeur pour la commune et ses conséquences sociales et financières auraient dû réunir en séance extraordinaire un conseil municipal privé.
- Quid du déplacement des enfants entre leur ancienne école et leur nouvelle école ?
- Quid de la répartition des enfants de Ciboure ?
- Quid du personnel communal ?
- Que dire du devenir extrêmement préoccupant de cette école pour au moins 2 années ; entre bataille d’experts, détermination des responsabilités, démolition ou réparation, durée des
travaux, les enfants ne sont pas prêts à revenir sur Ciboure. Sans ménagement, ils ont été dirigés sur Saint Jean de Luz et Socoa.
- Que dire de l’implantation de l’usine de stockage des eaux pluviales en plein centre ville ?
Retour sur la création de ce bassin
Un débat sur la création de ce bassin avait été entamé avant la construction de Zubiburu en 2003 et 2006 mais le maire en avait vivement rejeté l’idée.
Lors de la démolition des anciennes usines de conserves, il avait mis à jour une énorme fosse que l’on s’est empressé de combler …. Et depuis, Ciboure n’a jamais été aussi inondée ? mais peut-être que ceci expliquerait cela !
Concernant les eaux résiduaires urbaines, Ciboure a été déclaré hors-la-loi et un arrêté de non-conformité européen a été notifié en octobre 2006. Il fallait trouver une solution dans la précipitation afin d’assurer la conformité quotidienne mais également afin que le lotissement Sainte Thérèse puisse voir le jour ...
Souvenons-nous des tentatives d’expulsion d’une des plus importantes entreprises de Ciboure autour du futur aménagement du rond-point prévu à la sortie de Zubiburu ????
Le temps pressant, finalement, une autre solution a été trouvée : le terrain de l’ancienne école de pêche (et ancien collège Larzabal), plein centre ville !
La commission d’urbanisme de Ciboure avait donné son aval pour l’achat de ce terrain pour la construction de logements sociaux.
Le maire de Ciboure (vice-président à l’habitat de la CCSPB) a préféré faire racheter ce terrain par la Communauté de Communes Sud Pays Basque pour y construire un bassin de 5000 m3 surplombé de
logements sociaux. L’opération aurait pu être bonne pour les finances de Ciboure mais voilà que des aléas gâchent tout !!!
D’un côté on ne dépense pas d’argent pour les logements sociaux mais de l’autre, on perd une école publique.
Outre les nuisances sonores, certains riverains s’interrogeaient même sur les pollutions aléatoires à ce genre de structures (odeurs, émanations de gaz).
Même le préfet n’a pas tenu suffisamment compte des populations sensibles à proximité : 2 crèches, une école, et un foyer de personnes âgées, sans parler d'une forte densité de population.
Une implantation quelques centaines de mètres plus loin aurait résolu ces problèmes.
Conclusion
Cohérence, vision élargie et constance devraient être les fils rouges d’une politique municipale ; ceci pour aujourd’hui mais également pour le futur de notre ville et de ses habitants.
Cette nouvelle erreur majeure de Guy Poulou, en matière d’urbanisme et de gestion des réseaux, met en lumière une politique chaotique où l’improvisation semble malheureusement rimer avec
non-sens.
107 enfants et leurs familles en paient aujourd’hui les conséquences.
* Les élus signataires : Dominique Duguet, Gabriel Gouraud, Colette Bazerque, Ramuntxo Mintegui, Maialen Tapia
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L'aménagement de Socoa fait débat. (photo bertrand
lapègue)
Le quartier de Socoa au coeur des réflexions du comité
syndical demain soir. (photo p. s.)

