Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 00:06
Ce communiqué a été transmis à toutes les presses ou médias locaux : Sud-Ouest, La Semaine du Pays Basque, France Bleu Pays Basque, France Trois Euskal Herri, Pays Basque Info.

« Comment ou pourquoi les choses n’arrivent pas par hasard ».

Par les élus de gauche de Ciboure*

 

Si les membres d’un conseil municipal (majorité et opposition) doivent bien se retrouver soudés, c’est bien à travers l’avenir des enfants de la commune donc ses écoles ! Mais à Ciboure, on ne fonctionne pas ainsi !

 

Nous découvrons avec stupeur l’ampleur des dégâts constatés à l’école Marinela à Ciboure.
Nous découvrons avec étonnement un état des lieux qui se dégrade depuis le début des travaux du bassin de stockage des eaux pluviales. Nous découvrons avec gravité que les enfants étaient bel et bien en danger.

 

Ce problème majeur pour la commune et ses conséquences sociales et financières auraient dû réunir en séance extraordinaire un conseil municipal privé.
- Quid du déplacement des enfants entre leur ancienne école et leur nouvelle école ?
- Quid de la répartition des enfants de Ciboure ?
- Quid du personnel communal ?
- Que dire du devenir extrêmement préoccupant de cette école pour au moins 2 années ; entre bataille d’experts, détermination des responsabilités, démolition ou réparation, durée des travaux, les enfants ne sont pas prêts à revenir sur Ciboure. Sans ménagement, ils ont été dirigés sur Saint Jean de Luz et Socoa.
- Que dire de l’implantation de l’usine de stockage des eaux pluviales en plein centre ville ?

 

Retour sur la création de ce bassin
Un débat sur la création de ce bassin avait été entamé avant la construction de Zubiburu en 2003 et 2006 mais le maire en avait vivement rejeté l’idée.

 

Lors de la démolition des anciennes usines de conserves, il avait mis à jour une énorme fosse que l’on s’est empressé de combler …. Et depuis, Ciboure n’a jamais été aussi inondée ? mais peut-être que ceci expliquerait cela !

 

Concernant les eaux résiduaires urbaines, Ciboure a été déclaré hors-la-loi et un arrêté  de non-conformité européen a été notifié en octobre 2006. Il fallait trouver une solution dans la précipitation afin d’assurer la conformité quotidienne mais également afin que le lotissement Sainte Thérèse puisse voir le jour ...

 

Souvenons-nous des tentatives d’expulsion d’une des plus importantes entreprises de Ciboure autour du futur aménagement du rond-point prévu à la sortie de Zubiburu ????

 

Le temps pressant, finalement, une autre solution a été trouvée : le terrain de l’ancienne école de pêche (et ancien collège Larzabal), plein centre ville !

 

La commission d’urbanisme de Ciboure avait donné son aval pour l’achat de ce terrain pour la construction de logements sociaux.
Le maire de Ciboure (vice-président à l’habitat de la CCSPB) a préféré faire racheter ce terrain par la Communauté de Communes Sud Pays Basque pour y construire un bassin de 5000 m3 surplombé de logements sociaux. L’opération aurait pu être bonne pour les finances de Ciboure mais voilà que des aléas gâchent tout !!!

 

D’un côté on ne dépense pas d’argent pour les logements sociaux mais de l’autre, on perd une école publique.
Outre les nuisances sonores, certains riverains s’interrogeaient même sur les pollutions aléatoires à ce genre de structures (odeurs, émanations de gaz).

 

Même le préfet n’a pas tenu suffisamment compte des populations sensibles à proximité : 2 crèches, une école, et un foyer de personnes âgées, sans parler d'une forte densité de population.
Une implantation quelques centaines de mètres plus loin aurait résolu ces problèmes.

 

Conclusion
Cohérence, vision élargie et constance devraient être les fils rouges d’une politique municipale ; ceci pour aujourd’hui mais également pour le futur de notre ville et de ses habitants. Cette nouvelle erreur majeure de Guy Poulou, en matière d’urbanisme et de gestion des réseaux, met en lumière une politique chaotique où l’improvisation semble malheureusement rimer avec non-sens.

 

107 enfants et leurs familles en paient aujourd’hui les conséquences.

* Les élus signataires : Dominique Duguet, Gabriel Gouraud, Colette Bazerque, Ramuntxo Mintegui, Maialen Tapia

Par ensemblepourciboure - Publié dans : Berriak
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 23:39
En voici l'ordre du jour : cliquer ici
Par ensemblepourciboure - Publié dans : Les conseils municipaux
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 22:14
Sud Ouest du 14 décembre 2009

URBANISME. Le maire de Saint-Jean-de-Luz est circonspect sur la création d'un port de plaisance artificiel dans le quartier de Socoa

Réserves luziennes sur le projet de Socoa

Socoa-copie-1.jpg L'aménagement de Socoa fait débat. (photo bertrand lapègue)

Le projet d'aménagement du quartier de Socoa (lire notre édition de jeudi) ne séduit pas l'unanimité des membres du syndicat intercommunal. Et s'il a bien voté la délibération entérinant le classement des études effectuées pour l'avenir du quartier, Peyuco Duhart a émis de sérieuses réserves sur l'opportunité de réaliser un port de plaisance à Socoa.

Un sentiment contraire à celui de son voisin Guy Poulou. « Un classement des études de définition du quartier de Socoa a été établi, et les trois propositions prévoient la création d'un port de plaisance, je ne suis pas d'accord », commente le maire de Saint-Jean-de-Luz.

Il met en avant des craintes sur le plan environnemental. « Cela ne me paraît pas facile d'obtenir un tel équipement vu les contraintes environnementales aujourd'hui. Je m'interroge aussi sur les conséquences de ces aménagements sur les eaux de baignade. On se bat aujourd'hui pour qu'elles soient les meilleures possibles, et là, on peut craindre quelques dégâts. »

Peyuco Duhart est également sceptique par rapport au coût d'un tel investissement : 61 millions d'euros fixés par le cabinet d'études classé en tête par le jury. « On aurait dû faire ce projet bien avant, aujourd'hui, on n'aura pas l'argent pour le financer, c'est pourquoi j'émets des réserves sur cette décision de bâtir un port de plaisance. » Et de préciser qu'il est « très favorable à l'aménagement de Socoa, mais je ne vois pas l'utilité de créer un port dans ce quartier ».

Un coût élevé

La présidente du syndicat intercommunal, Michèle Alliot-Marie, s'est également montrée circonspecte sur le montant élevé de ce projet.

Rappelons que trois candidats ont été retenus pour leur conclusion sur l'étude de définition urbanistique du quartier de Socoa. Le cahier des charges prévoit notamment la création d'un port de plaisance et un plan de circulation et déplacement adapté.

Le jury a classé l'étude d'AJL Architecture en première position, et le syndicat intercommunal l'a adopté, moins une abstention, celle de Peio Etcheverry-Ainchart. « C'est toujours pareil, la population n'est pas associée aux projets du syndicat intercommunal, c'est un problème de démocratie participative, et en même temps, je vois dans cet aménagement une ''Saint-tropéization'' du site. Tout cela nécessite un débat public. »

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com

Par ensemblepourciboure
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 10:47
Sud -Ouest du 12 décembre 2009

ECOLE. Hier, Philippe Carrière, inspecteur d'Académie, a rendu visite aux « réfugiés » de l'école Marinela, et apprécié les nouveaux locaux

L'école de Socoa sera prête pour la rentrée

Ecole de Socoa Mmes Jacono, Cohéré et MM. Poulou et Carrière visitent les travaux de l'école de Socoa. (photo p. s.)

Une semaine après la fermeture en urgence de l'école Marinela, Philippe Carrière s'est rendu hier après-midi sur les lieux pour mieux se rendre compte de la situation. « Je ne peux qu'adhérer à la décision du maire d'avoir fermé l'école Marinela. Le principe de précaution a été respecté, il y avait danger, c'est frappé du sceau du bon sens », confie l'inspecteur d'académie.

Il a visité les locaux du PEP où sont installés 65 des 106 enfants (moyennes et grandes sections), en compagnie de Mme Jacono, la directrice de Marinela, Marie-Pierre Cohéré, du maire et du directeur des services de Ciboure. Et a traversé la rue pour faire le tour des travaux entrepris par la mairie dans l'ancienne école de Socoa.

Cette dernière a fermé ses portes en 1995. Et depuis une semaine, la Ville a entrepris une vaste opération de toilettage et de mise aux nouvelles normes pour la rendre opérationnelle le plus rapidement possible.

Principe de précaution

Guy Poulou espère que les élèves pourront intégrer l'établissement à la rentrée de janvier. « La mairie a eu une réactivité incroyable, constate Philippe Carrière. La dynamique est enclenchée, je suis ravi. Après, je comprends que c'est toujours délicat pour les enseignants et les parents d'élèves de quitter une école, mais là, ils vont intégrer une belle école à Socoa. Et il vaut mieux ça que d'attendre que le toit de l'établissement s'effondre. »

Un moindre mal effectivement pour les enfants, les parents et les enseignants qui ont dû s'adapter et trouver une nouvelle organisation en un temps record. « On est content car l'on va se retrouver rapidement tous ensemble », explique la directrice de l'école.

Le déménagement va se faire en deux temps. D'abord, les 41 élèves de maternelle actuellement « réfugiés » à l'école Urdazuri de Saint-Jean-de-Luz intégreront Socoa début janvier. Les plus grands, hébergés actuellement au PEP, les rejoindront dans le courant du mois de mars.

Rappelons que l'école Marinela a été fermée mardi dernier, en raison de fissures apparues en périphérie et à l'intérieur du groupe scolaire.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com

 

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 10:08

Sud-Ouest du 11 décembre 2009

URBANISME. Le syndicat intercommunal va adopter demain l'un des projets d'étude retenu pour la nouvelle définition du quartier de Socoa. Il intégrera un port de plaisance

L'avenir du quartier de Socoa se décide demain

Socoa Le quartier de Socoa au coeur des réflexions du comité syndical demain soir. (photo p. s.)

Le projet d'aménagement du quartier de Socoa date des années 1930. Cela va donc faire bientôt quatre-vingts ans que les municipalités successives bataillent pour mener à bien leur projet d'urbanisme. En vain face aux avis divergeants. Visiblement, demain soir, un grand pas devrait être franchi par le syndicat intercommunal compétent sur ce dossier.

L'assemblée va choisir le cabinet d'études retenu pour la « valorisation économique et touristique du site, prenant en compte les déplacements, les activités nautiques, et l'éventuelle réalisation d'un port de plaisance. »

Le terme éventuel devrait être gommé dans la prochaine délibération. Car il n'est un secret pour personne que les élus sont favorables à la création d'un nouveau port pour répondre à la demande de nombreux plaisanciers ne sachant pas où jeter l'ancre. Il s'inspirera de l'équipement qui existe aujourd'hui à Hendaye. « Il y a eu plusieurs études sur Socoa, rappelle Guy Poulou, vice-président du syndicat intercommunal. Le dernier, Socoa 2000, dressait un état des lieux, mais sans conclusion. Depuis 2006, une étude a été relancée car Socoa est un lieu emblématique, sur lequel on peut faire un port de plaisance. »

400 places et des piétons

Un jury d'une trentaine de personnes des communes concernées, de l'État, du Conseil général, de la CCI, et de la DDE notamment, a été composé pour finaliser un cahier des charges soumis à trois candidats retenus au préalable par le comité syndical. Les conclusions des candidats ont été rendues le 17 juin dernier, à partir desquelles le jury a élaboré un classement.

La première place du podium revient à AJL Architecture. Il prévoit la création d'un port de plaisance, un cheminement piéton unique et continu desservant l'ensemble du site et structurant le plan de déplacement, la mise en valeur du Fort de Socoa au coeur de l'océan. Le montant total du projet est estimé à 61 millions d'euros.

Le deuxième, l'agence Pattou Tandem, apporte « une réponse complète au cahier des charges [...] au détriment d'une vision architecturale globale. » Le troisième, ALC Architecture, est opposé, par principe, à un port de plaisance. Il prévoit, notamment, un conservatoire maritime au Fort et un conservatoire des vieux gréements dans le bassin actuel de Socoa. Cette dernière étude s'accommode bien des projets d'Itsas Begia et Altxa Zokoa, mais ne répond pas au critère de base du syndicat, la création d'un port de plaisance.

Un résumé en quelque sorte de ce qui oppose aujourd'hui les élus de la majorité qui siègent au syndicat aux associations de protection du patrimoine maritime.

Outil économique

« Anglet a le projet d'agrandir son port sur l'Adour, Hossegor et Capbreton veulent doubler la capacité de leur port de plaisance, rappelle Guy Poulou. Dans le cahier des charges, nous prévoyons un port d'une capacité de 400 places, un port artificiel qui s'avérera un excellent outil de développement économique. Je précise qu'au regard de nos règles d'urbanisme à Ciboure, aucune opération immobilière n'est possible sur le site dans le cadre d'une ZAC par exemple. »

Le même cahier des charges précise que les dériveurs seront conservés. Le candidat désigné par le comité syndical demain soir fixera l'échéancier de son programme. « Il recontactera toutes les associations notamment pour tenir compte de leur désir », rappelle Guy Poulou.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com

 

 

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 16:19
Sud-Ouest du 3 décembre

CIBOURE. L'aggravation brutale des fissures surveillées depuis plusieurs semaines a entraîné la fermeture de l'école maternelle Marinela. L'accueil des enfants est organisé

De graves dommages sur les murs de l'école

  Le maire Guy Poulou et Jean-Bruno Boyé devant l'une des fissures les plus spectaculaires de l'école. (photo Patrick Bernière) Ecole Marinela

Ce matin, les élèves cibouriens de la maternelle Marinela vont découvrir de nouveaux lieux : les trois classes de moyens et de grands (65 enfants) seront dans les locaux des PEP à Socoa, les associations qui occupaient les lieux ayant été relogées ailleurs, et les 42 petits seront accueillis à la maternelle d'Urdazuri. Ceci jusqu'en février, en attendant le réaménagement du bâtiment en école, sa vocation d'origine.

L'école a en effet été fermée lundi soir, les parents ayant tous été avertis soit directement, soit par téléphone. Des micro-fissures apparues il y a quelques semaines se sont brutalement élargies et la décision d'évacuer les lieux a été prise par le maire, Guy Poulou. Lire la suite


 



 

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 09:57

Le maire Guy Poulou et Jean-Bruno Boyé devant l'une des fissures les plus spectaculaires de l'école. (photo Patrick Bernière)Ecole Marinela

Ce matin, les élèves cibouriens de la maternelle Marinela vont découvrir de nouveaux lieux : les trois classes de moyens et de grands (65 enfants) seront dans les locaux des PEP à Socoa, les associations qui occupaient les lieux ayant été relogées ailleurs, et les 42 petits seront accueillis à la maternelle d'Urdazuri. Ceci jusqu'en février, en attendant le réaménagement du bâtiment en école, sa vocation d'origine.

L'école a en effet été fermée lundi soir, les parents ayant tous été avertis soit directement, soit par téléphone. Des micro-fissures apparues il y a quelques semaines se sont brutalement élargies et la décision d'évacuer les lieux a été prise par le maire, Guy Poulou.

Le chantier voisin ?

En octobre 2008, un état des lieux préalable aux travaux voisins du bassin de rétention avait été fait. Ce chantier a débuté en avril. Fin août, les peintres qui travaillaient à l'école ont signalé des micro-fissures. Dix-huit repères ont été posés, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, sur l'ensemble des bâtiments, construits à trois époques différentes, le plus récent datant de 1998.

« Depuis le 9 septembre, tous les mercredis et certains samedis, nous venions vérifier l'évolution », explique Jean-Bruno Boyé, directeur des services techniques de la ville de Ciboure. « Mercredi dernier, la situation s'est brutalement aggravée, touchant des éléments structurants comme des poutres dans le préau couvert. En tout, trois poutres et deux murs sont sérieusement dégradés, à la limite de la rupture. Des fissures de 11 mm se sont élargies en une semaine à 16 mm. J'en ai été averti et j'ai alerté le maire, qui a pris la décision de fermer l'établissement. »

L'entreprise de menuiserie-chauffage qui assure l'entretien a de son côté signalé des « structures tendues ». Le chauffage et le gaz ont été coupés.

Expertise programmée

Il y a un mois, une visite a été organisée avec la société qui s'était chargée du gros oeuvre et le bureau d'étude. Les documents concernant la construction de l'école ont été réunis et l'expert disposera de tous les éléments. Il devra procéder à des analyses du sol, des sondages sur les 38 pieux qui supportent une partie des bâtiments, étudier le comportement géologique en fonction des fluctuations météorologiques...

Le chantier du bassin de rétention a nécessité des forages pour poser des pieux de 11 m à 16 m de profondeur. Les dégradations de l'école pourraient venir de là.

En revanche, la crèche qui jouxte la maternelle, aux fondations traditionnelles, est intacte.

Auteur : PAULINE PIERRI

 

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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 01:05
Sud Ouest du vendredi 26 novembre 2009

PÊCHE. Le compromis trouvé mercredi soir au conseil portuaire ne satisfait guère les pêcheurs. Ils attendent surtout de réelles décisions pour l'avenir économique du port

L'arbre du Conseil ne cache pas une forêt de doutes

Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)
Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)

A chaud mercredi soir, tous les acteurs étaient heureux de constater que le conseil portuaire s'était déroulé sous un climat serein (lire notre édition d'hier), et que finalement, pour l'heure, c'était là l'essentiel. Pourtant, après une nuit (calme) de sommeil, les problèmes de fond du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure demeurent pour les pêcheurs. Réactions.

1 Les tarifs de glace ne couvrent pas les coûts

La hausse de 8 % du tarif de vente de glace constitue une avancée, mais elle est loin d'être une solution pour la coopérative Logicoop. Jusqu'à aujourd'hui, elle vend la glace à 54 ? la tonne aux bateaux du port (adhérent ou pas à la coopérative), à 67,50 ? pour les autres. La hausse de 8 % fixe désormais la tonne de glace à 58,32 ? pour les pêcheurs locaux. Or, le coût de production s'élève pour la coopérative à 64 ?. « Ces 8 %, c'est mieux, mais ça ne suffit pour amortir nos coûts, » explique-t-on à Logicoop.

La coopérative aimerait rétablir le tarif initial (avant août 2008), soit 67,50 ? la tonne pour tous les non-adhérents à la coopérative. Elle attend de connaître le résultat de l'audit commandé (et financé) par le Conseil général auprès d'un cabinet indépendant, même si elle ne comprend toujours pas pourquoi la CCI joue les intermédiaires sur le marché de la glace. Logicoop préférerait pouvoir négocier directement avec ses clients.

2 Entrée de l'OP Capsud « c'est peu de chose »

David Milly, le directeur de l'or- ganisation des producteurs Capsud, ne tire aucune gloire de sa nomination au conseil portuaire. Pour lui, il s'agit d'un juste retour des choses en vue d'agir pour l'avenir du port. « C'est positif, note- t-il. Mais c'est peu de choses au regard du défi que le port de pêche va devoir relever. J'espère pou- voir contribuer un peu plus à l'avenir du port. Sur ce qui reste à faire, il faut mettre, ensem- ble, toutes les chances de notre côté, sinon on n'y arrivera pas. C'est le début d'une nouvelle marche en avant, pensons à l'avenir. »

3 La vente à la table soulève des questions

Le collectif de pêcheurs luziens et cibouriens a appris dans la presse hier que le Conseil général souhaitait le rencontrer pour lui signifier l'interdiction de vendre directement les produits de sa pêche sur le port luzien. « Cela nous a surpris, constate Ramuntxo Iturrioz, un des membres du collectif. Nous nous sommes mis d'accord avant le conseil portuaire pour évoquer le sujet bien plus tard, quand la situation au port serait apaisée. Nous avons des propositions à faire sur ce thème au Conseil général, mais il n'est pas question pour nous (huit à dix bateaux) de partir vendre à la table à Ciboure. Nous souhaitons calmer le jeu, mais il ne faut pas que le Conseil général lance maintenant un pavé dans la mare. »

Le collectif en profite pour rappeler que s'il ne paie pas de taxes à la criée, il règle ses taxes d'équipement des ports de pêche aux douanes et à France Agrimer.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 16:43
Sud-Ouest du 26 novembre 2009

PÊCHE. Le conseil portuaire du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure s'est tenu sans incident, hier soir à Bayonne. Un audit sur le prix de la glace est lancé

Les pêcheurs font un premier pas pour sortir de l'impasse

Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)
Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)

Une heure et demie, et pas un cri ! De mémoire de pêcheurs, il faut remonter à longtemps pour retrouver un conseil portuaire aussi calme. Les réunions préparatoires ont semble-t-il été salutaires, la délocalisation au Conseil général de Bayonne a permis aussi de dépassionner les débats, même si sur le fond, les avancées ne sont pas notoires. « On a retrouvé de la sérénité dans les débats, constate Philippe Juzan, président du conseil portuaire. Tout le monde a pu s'exprimer librement, l'ambiance électrique qui existait jusque-là a retrouvé sa normalité. »

À l'ordre du jour, le conseil devait notamment fixer le prix de la glace que vend Logicoop aux pêcheurs. Un tarif à l'origine ou du moins qui attise le conflit entre cette coopérative et la CCI gestionnaire du port depuis plusieurs années. « On sait que ce prix constitue un différend entre Logicoop et le conseil portuaire, mais nous avons opté pour une formule qui obtient un large consensus », note Maurice Touraton pour la CCI.

L'entrée de l'OP Capsud

Finalement, ce tarif va augmenter de 8 %, en attendant un audit que Conseil général et CCI ont décidé de confier à un cabinet tiers pour définir le juste prix de la tonne de glace. « Nous attendons le résultat dans deux mois, et nous le mettrons en place dès que possible », souligne Philippe Juzan, président du Conseil portuaire.

Pour Logicoop, Richard Ubera, son président, n'a pas voulu polémiquer sur un tarif qu'il estime trop faible pour couvrir tous les coûts de production. « Mais ce n'est pas le problème, confie-t-il. La question est : qui va acheter de la glace dans les années à venir ? Bientôt il n'y aura plus de bateaux sur le port, et le sujet de la situation économique n'a même pas été évoqué. Si, le Conseil portuaire a validé la délocalisation de l'activité à Pasajés, les pêcheurs pourront vendre là-bas, moyennant une taxe qui reviendra à la criée. Cela n'apporte rien à l'activité du port de Saint-Jean-de-Luz. Je suis dépité, les conseils portuaires se suivent et se ressemblent, on n'écoute pas les pêcheurs luziens. »

Un débat sur l'avenir ?

Autre avancée, l'entrée dans le conseil portuaire de David Milly, directeur de l'Organisation des producteurs Capsud, à la faveur de la démission du directeur du chantier naval de Socoa. Jusque-là, la structure qui regroupe les pêcheurs n'était pas représentée. La lacune est désormais comblée.

« On voulait passer ce cap, régler tous ces problèmes matériels avant de parler du reste », ajoute Maurice Touraton. Le reste, c'est bien sûr l'avenir économique du port de pêche de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure. Conseil général et CCI sont prêts à initier le débat, avec les communes concernées. Dans un climat apaisé. En apparence, du moins.

Auteur : Pierre Sabathié
Par ensemblepourciboure - Publié dans : la pêche
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 12:17
Sud Ouest du 25 novembre 2009

HERRI BERRI. Les élus abertzale luziens réagissent à leur tour à la situation actuelle du port

« La promotion des circuits courts »

Le groupe Herri Berri n'a pas voulu rester silencieux dans ce dossier, même s'il précise préférer agir directement auprès des professionnels de la pêche, plutôt que par média interposé. Dans un communiqué, il indique « qu'il est toujours délicat pour les acteurs politiques d'interférer dans ces débats en évitant d'en donner un avis technicien qui n'est ni de leur ressort ni de leur compétence, et en évitant surtout d'en tirer des conclusions ne versant pas dans la pure et simple démagogie. »

Les élus abertzale luziens expliquent qu'à l'occasion du Conseil municipal du 3 juillet 2009, ils ont interpellé la municipalité pour lui demander « son sentiment sur la crise actuelle et sur les positions tenues par son représentant. Au-delà de cette responsabilité d'élu, le groupe se refuse à interférer de manière partisane dans ce débat sans l'assentiment des pêcheurs eux-mêmes, pour éviter toute tentative de récupération. »

Et le groupe d'ajouter : « En qualité de groupe municipal portant les valeurs du développement soutenable et d'un maintien d'une activité portuaire fondée sur les pêcheurs eux-mêmes, Herri Berri porte un certain nombre de principes minima : une plus juste représentation des pêcheurs dans les différentes instances de gestion du port, la fin d'une incontestable entreprise d'étranglement de la coopérative Logicoop par la CCI de Bayonne, le soutien public au développement d'une pêche artisanale sur le port, la promotion, en lien avec ce qui précède, de logiques de circuits courts de production et de consommation des produits de la mer sur le territoire du Pays Basque nord en général, et du bassin de vie luzien en particulier, en partenariat avec tous les acteurs de la filière. La Ville et la communauté de communes y ont un rôle direct à jouer. »

Par ensemblepourciboure - Publié dans : la pêche
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